Le costume de Marie du Faouët

Dans mon collège, les enseignants organisent des sorties et ils y vont à fond! Nous sommes placés au confluent de l’Isole et de la Laïta, une des zones de brigandage de Marion du Faouët. Du coup, lorsque l’une de mes collègues me demande de lui réaliser le costume de ce personnage, je fonce!

Pour la petite histoire, elle m’a posé la question le vendredi à 16h, sachant que la sortie se déroulait le mardi suivant… les machines ont carburé à fond!

Le samedi matin, nous sommes parties en prospection à Emmaüs.

Avec 24 euros de dépense, nous sommes sorties avec:

2m de coton épais brun,

4m de coton souple blanc,

1m de toile à rideaux

1m de doublure satin bordeaux,

une grande serviette écossaise bordée de dentelle

et une couverture en laine beige à carreaux bruns.

Nous avons épluché des magazines afin de trouver les éléments qui nous semblaient essentiels: une chemise, un caraco, un jupon, une surjupe ainsi qu’un châle en laine.

Pour les patrons, nous avons utilisé uniquement du Ottobre. En effet, mon modèle portant du 48, peu de magazines nous proposaient cette taille:

Pour la surjupe, le modèle Match Teacher que nous avons réalisé sans poche.

Vous noterez le joli plissé qui donne à la surjupe du volume et de la texture.

Nous l’avons laissé ouvert dans le dos, la ceinture servant également de coulisse pour le ruban.

Un simple ourlet lesté permet le tombé au ras du jupon.

Le jupon a été réalisé dans le coton extensible. Il s’agit d’un tube large muni d’une coulisse élastiquée.

Pour la chemise, nous sommes parties de ce patron:

Nous n’avons pas posé la coulisse de bas de manches mais au contraire allongé de vingt centimètres les manches afin qu’elles aient une apparence « large » et « lâche ».

Nous avons également allongé la courbe afin de pouvoir plisser sur l’épaulement.

Pour le caraco, nous avons isolé la partie supérieure d’une robe:

Nous avons coupé en deux la partie « centrale » du devant, initialement tracée au pli. J’ai rajouté les marges, créé les boutonnières à la machine afin d’obtenir l’effet corset.

Ici, le ruban est « temporaire », il a été ensuite remplacé par de la corde.
Le dos est cintré, de même que les pans latéraux des avants (pinces)

Le caraco est entièrement doublé de satin rouge foncé, ce qui donne de la tenue au vêtement et une vraie qualité de finition.

Toutes les pièces ont été cousues au point renforcé, crantées, surjetées, surpiquées.

Pour parfaire le costume, un torchon avec une boucle forme le fameux foulard écossais de Marion du Faouët:

Au total, une bonne journée de camaraderie, des coupons recyclés, une tartiflette, un fer chauffé à blanc, une plongée dans la bible des costumes et un effet bœuf lors de la sortie thématique avec les sixièmes.

J’adore ce genre de projets couture! Vivement le prochain!

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