Total look 1920!

Que j’aime les anniversaires à thème qui nous donnent l’occasion de sortir de notre quotidien et qui laissent la créativité s’exprimer!

Samedi 26 octobre, le thème était « une décennie du 20ème siècle ». Il n’en fallait pas plus pour enflammer mon imagination et embarquer l’homme dans mon délire!

Après un mois d’octobre marqué par le stress de mon inspection, (et oui, c’est pour cela que les publications ont accusé un petit retard ces dernières semaines!) j’avais vraiment besoin de reprendre ma respiration! Ce défi tombait à point!

La première étape consistait à choisir entre les différentes époques. 1900, 1910 ou 1950 m’auraient bien plu… mais 1920! Oui, 1920 me parlait particulièrement.

Après des plongées nombreuses dans mes bouquins de l’histoire de la mode, j’ai décidé que je porterais une robe longue à dos nu, (la robe Charleston était trop évidente et je craignais des doublons à la soirée!). Pour l’accessoiriser, un chauffe épaule en fausse fourrure (25 années de végétarisme, ça laisse des traces!), un manteau cape à grand col, des gants, un sautoir, des chaussures à brides…

Pour que tout soit raccord, j’ai commencé par chasser l’accessoire chez Emmaüs: partir des trouvailles pour choisir ensuite les teintes de la tenue me semblait plus logique.

Et dès ma première session de recherche, je suis tombée sur les gants, le sautoir et les chaussures! Le crème serait donc le fil directeur de la création!

Ensuite, direction mon stock pour composer la robe. Comme je me suis imposée la contrainte, en août dernier (je tiens!) de ne plus acheter de coupon durant un an, je devais la jouer fine.

I) La robe, donc…

Honnêtement, j’ai cru que je n’allais pas arriver à dénicher le bon coupon, jusqu’à ce que… je réalise que la doublure de cette nappe récupérée et stockée depuis des lustres conviendrait parfaitement.

Pendant que la nappe passait à la machine, je me suis attaquée au patron. Ce serait du moulage vu que je n’avais pas à ma disposition de modèle tout fait. Quelques tours de mollettes et mon mannequin avait revêtu mes mensurations.

La toile m’a coûté quelques neurones! Mais je suis parvenue à une combinaison de pièces acceptables. Voici un tuto bref des étapes de la conception et du montage:

Le buste doublé est composé de deux avants légèrement convexes qui sont censés épouser la pointe montante du bas.

Le dos nu suit un angle aigu et se coud sur le jupon, au niveau des reins.

On commence par assembler un avant et un dos par la couture d’épaule.

On réitère l’opération avec l’autre côté puis avec les pièces de doublure.

On coud un avant à sa doublure, endroit contre endroit, en laissant ouvert la courbe du dessous de bras.

On retourne, on repasse et on surpique.

Ensuite, on ouvre les côtés du buste et on assemble les parties doublures et les parties extérieures, endroit contre endroit.

On passe alors au jupon avant.

Je souhaitais un effet « bandes » comme sur beaucoup de robes de cette époque. Pour simplifier l’opération, j’ai surpiqué des rubans assortis.

L’étape suivante consiste à coudre les avants à la pointe du jupon. Pour ce faire, à cause de la courbe des pièces, j’ai créé des plis creux. Cela donne du volume et permet d’associer parfaitement le haut et le bas.

Je me suis montrée particulièrement soigneuse au niveau de la pointe, très visible, que j’ai cranté avant de poser la doublure du jupon.

Le montage du dos est plus simple:

Une fois le zip invisible posé sur une fente du jupon, on positionne les dos puis la doublure.

Le reste est une histoire de finitions: coutures latérales, ourlets, crochet pour maintenir le zip fermé…

II) Le chauffe épaule:

Afin de ne pas mourir congelée lors de la soirée et de m’accorder avec l’esprit 1920, j’ai créé un chauffe épaule. Rien de plus simple: une « banane » en fausse fourrure doublée, dans les extrémités de laquelle on glisse deux rubans assortis…

III) Le manteau cape à grand col:

Là encore, je me suis servie d’un coupon improbable: un double rideau immense et tellement poussiéreux qu’il m’a fallu deux passages en machine pour le rendre présentable.

Mon mannequin s’est de nouveau montré vital: créer une cape est assez simple en soi: un dos coupé au pli et deux pans avant.

Mais comme je voulais un grand col qui retombe sur les épaules, je me suis arraché quelques cheveux.

Au final, j’ai réussi à le dessiner comme je le voulais. Je l’ai doublé puis j’ai cousu avec quelques points une bande de fausse fourrure.

Lors du montage du manteau, j’ai coincé une bride entre l’extérieur et la doublure. Cette bride s’accroche à un très gros bouton vintage, posé très haut, sous le col.


2 réflexions sur “Total look 1920!

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.