Atelier, mon amour…

Un article un peu différent aujourd’hui.

Souvent, lorsque l’on suit un blog de couture, on se projette, on essaie d’imaginer la couturière dans son environnement naturel…

Parce que le blog a trois ans et que mon espace de travail a évolué à travers les années, je vous fais une visite guidée de mon atelier!

Au tout départ, comme nombre de couturiers, j’ai utilisé un coin de table, un angle de pièce… et il fallait ranger sans cesse.

Ensuite, je me suis octroyée un palier, 2 mètres sur 1 mètre 50. Chaque centimètre carré était optimisé, mais au moins je ne devais pas déplacer la machine après chaque session de couture.

Enfin, lorsque nous avons acheté la maison, l’été dernier, l’un des critères était l’existence d’une pièce séparée, peu importait où, peu importait la surface, du moment que je puisse réellement avoir un atelier.

Au final, cette pièce a bien été trouvée: 10m2, au dessus du garage.

Elle est particulièrement moche (entièrement recouverte de moquette), pas très bien isolée, avec des sous-pentes, mais sa configuration possède des avantages multiples:

La pièce étant au-dessus du garage, elle n’appartient pas à la dalle de l’étage. Les vibrations ne se communiquent pas au reste de la maison.

La moquette, aussi beeerk soit-elle, participe de l’isolation phonique elle aussi.

Un grand velux inonde la pièce de lumière, ce qui est essentiel dans un atelier couture.

Parlons de la configuration de l’espace.

Le point le plus important à mes yeux est l’espace de couture. Deux tables assez hautes et étroites (Emmaüs) sont posées en L. Je n’ai qu’à pivoter le siège du fauteuil pour accéder à chaque machine.

A gauche, la machine à coudre.

A droite de la table, une très grande poubelle (un carton).

Pourquoi vous parler de ma poubelle? Parce qu’un grand contenant évite:

  • De laisser des peluches partout (et avec de la moquette…) en visant mal.
  • De vider la poubelle tous les quatre matins.

A gauche, le porte-cônes, les épingles, les cannettes ainsi qu’un réveil car on perd vite la notion du temps lorsqu’on travaille.

A l’intérieur du « cube », le petit matériel qui doit rester accessible: les ciseaux de broderie et le découd-vite, le pied à boutonnière, les passe-lacets, etc.

Dans les petits tiroirs, le matériel de la machine: aiguilles, pieds presseurs, divers accessoires de nettoyage-réglage-réparation-entretien.

Sur l’autre table, la surjeteuse et la recouvreuse.

Près de chacune d’elle, une petite « poubelle » pour les fils et ma boîte d’essentiels: ciseaux (papier, tissu, cranteurs), ainsi que les retourne biais.

Sous les machines, de grosses boites accueillent les cônes, chinés pour la plupart d’entre eux. Le classement est grossier: par gammes de couleurs.

Sous la table, on trouve aussi un petit meuble pour les accessoires dont on se sert régulièrement, mais pas à chaque fois: aiguiseur de ciseaux, pince à plier le biais, appareils de mesure, etc.

En face de la machine, dans des meubles en « biais » (chinés), je classe mes magazines (par type et par année).

Plusieurs cartons accueillent les patrons pochette et le PDF imprimés.

Sur le mur de gauche, un grand meuble à cases me permet de ranger les tissus de tissés par coloris. Ils ont été lavés mais pas repassés pour la plupart. 90% de ces coupons vient d’Emmaüs ou de dons divers pour recyclage.

Mes tissus « neufs » tiennent dans deux tiroirs (un pour les tissés et un pour les jerseys et la maille).

Les chutes sont stockées dans des boites, en vrac, en attente de trouver une utilisation.

Le reste du matériel est éparpillé selon les espaces vacants: dans des boîtes, des paniers, des caisses…

anneaux, pressions, crochets, pinces…
fermetures éclair (un exemple de bon coup: un sachet de 100 zip, 5E chez Noz)
Boutons classés par couleur
… et par format

Les ouvrages de couture sont organisés: chaque case correspond à un thème/ tranche d’âge… J’ai une étagère pour les points techniques, une pour les bébés, une pour mes livres chouchous…

Petite info (chacun d’entre nous a ses maniaqueries…), les patrons découpés dans le papier sont pliées et insérés à la page du modèle. J’ai tenté d’autres méthodes (porte-vues, classeurs, etc.) mais cela me demandait trop de temps pour retrouver le patron choisi. Comme ça c’est plus simple.

Les créations trop petites, pas encore de saison, à prendre en photo pour le blog, etc. sont sur un portant.

Un meuble en rotin et le dessus du meuble à case permettent également de ranger les créations.

Voilà, un petit tour de mon atelier… la pièce où je me sens définitivement la plus heureuse et la plus libre!

Je tenais pour finir à rassurer les couturiers: meubler et accessoiriser un atelier n’est pas si couteux. Ce qui revient cher, ce sont les machines. Tout le reste peut être réalisé au fil du temps, avec de petits moyens, notamment en chinant (troc et puces, Emmaüs, faillitaires…).

Le budget que j’alloue par mois à l’atelier est d’environ 20E (machines non comprises… mais là encore, je les ai acquises au fil des années, l’une après l’autre).

Lors d’un prochain billet, j’évoquerai avec vous les alternatives économiques/ débrouille pour les divers accessoires de couture.

J’espère que cet article vous aura donné quelques idées! N’hésitez pas à me faire part des vôtres!


3 réflexions sur “Atelier, mon amour…

  1. Je ne dirais qu’une chose « trop de la chance ! » moi je couds sur la table de ma salle à manger salon et mon stock de tissu et mercerie est en bas dans le sous-sol… Je rêve d’une pièce à moi.

    1. Je te comprends! Mais avec de la patience (et un côté bourrique !), on finit toujours par se trouver un espace! Et puis tes enfants sont encore petits, un jour tu auras tellement d’espace que tu ne sauras plus quoi en faire!

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