Un biais, oui mais encore…

Bon, pour faire simple, un biais est une longue bande de tissu, principalement en coton (mais il existe des modèles dans d’autres matières, comme le jersey par exemple).

Cette bande est coupée selon un angle de 45° par rapport au droit fil, ce qui lui confère une certaine souplesse.

On peut réaliser soit même son biais, c’est même conseillé lorsque vous voulez un rappel contrastant ou au contraire un effet « ton sur ton ».

Il existe également des biais de largeurs différentes, qui permettent des utilisations ou des effets variés.

La plupart du temps, on utilise un biais déjà prêt à être cousu.

Il se présente alors sous forme de bande à plier soi-même ou de bande « pré-pliée ».

La encore, le « pliage » varie selon les modèles, mais en règle générale, l’un des pans est plus large que celui d’en face.

Biais dont les pans sont de même largeur
Biais dont les pans sont de largeur différente

Un biais peut servir à renforcer, à cacher une couture latérale, à joindre deux tissus d’une doublure, à obtenir une ligne contrastante, à former des liens… mais le plus souvent il est utilisé pour « finir » proprement les bords d’un ouvrage non doublé.

C’est sur deux de ces techniques de finition que je vous propose de vous arrêter aujourd’hui.

On parle de biais « à cheval » lorsque le biais est à la fois visible à l’extérieur et à l’intérieur du vêtement. Si vous regardez l’image ci-dessous, on voit clairement le biais sur les deux côtés des emmanchures.

En fonction du biais utilisé (s’il possède un pan plus large que l’autre ou non), la ligne de points sera sous le biais à l’extérieur (donc invisible si votre fil est assorti)… ou en bas du biais, donc visible.

Pour monter un biais à cheval, on commence par ouvrir le biais que l’on pose à plat, pans vers le haut, sur l’envers du tissu.

Personnellement, j’utilise un pied de biche pour zip, afin d’obtenir davantage de précision.

On coud sur la ligne « creuse » du pan.

Si vous avez des courbes, crantez le tissu + le biais avant de surfiler.

On replie ensuite le bord de la couture dans le biais, on replie le second pan vers l’intérieur et on surpique.

Dans le montage ci-dessus, j’avais choisi un biais étroit dont les deux plis étaient fins et de même largeur. Mes points sont donc visibles à l’extérieur sur le biais.

Si vous souhaitez que vos points ne se voient pas, choisissez un biais dont les pans sont de largeur différente. Vous coudrez le bord étroit en premier et le bord large sera replié à la fin, sous la ligne de points du départ.

Lorsque les parties de l’ouvrage bordées de biais se chevauchent (sous l’aisselle, par exemple, cela risque de provoquer une gêne.

Je vous conseille de rabattre la pointe et de la fixer à plat avec quelques points.

La deuxième utilisation classique du biais en finition, c’est pour remplacer un ourlet.

Cela est particulièrement recommandé si votre ouvrage présente une courbe très marquée voire une pointe.

On peut certes poser une parmenture interne ou externe, mais un biais est souvent plus rapide.

On commence par choisir un endroit discret et à peu près droit (près d’une couture latérale, par exemple).

On replie l’extrémité du biais vers l’intérieur de la bande. On pique ce biais sur l’endroit du tissu.

On coud tout au long de l’ouvrage jusqu’à chevaucher légèrement le bord de biais du départ.

On crante, on surjette et on replie toute la bande vers l’intérieur du vêtement.

On repasse et on surpique. En cas de pointe ou d’angle prononcé, on repliera sur lui-même le biais au moment de la surpiqure.

Voilà! J’espère que ce petit billet vous aura été utile!


3 réflexions sur “Un biais, oui mais encore…

  1. Voici ce que j’ai appris : il peu y avoir deux pans de largeur différente dans le biais et cela permet de cacher la couture Youpi ! Et aussi bien sûr la technique de l’ourlet qui en fait simple et que je reprendrais volontiers pour ma prochaine création couture vestimentaire. Un grand merci à maman citrouille ! 🙂

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